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Belle nouvelle, la Famille s’agrandit !

Comment préparer l’arrivée d’un 2ème enfant ?

Quelques suggestions :

-Lire, parler avec des professionnels et suivre leurs conseils avisés, parce que la préparation de l’arrivée d’un enfant de plus dans une famille, n’est pas la même que celle du premier.

-Lorsque votre premier enfant est né, votre organisation et vos habitudes de vie de couple ont été chamboulées. Tandis qu’aujourd’hui, c’est différent avec l’arrivée d’un 2ème petit, vous êtes amenés à penser, à anticiper, à préparer votre future nouvelle organisation familiale.

Catherine Dolto, médecin et psychothérapeute vous dirait : “C’est un remaniement profond du trio, vécu de manière différente par chacun des parents parce qu’ils sont renvoyés à leur propre enfance et à leur position dans la fratrie. Un 2ème enfant n’est pas un plus grand défi qu’un premier, c’est un défi différent. Il s’agit de découvrir ce que c’est que partager son temps”.

Quand et Comment annoncer la nouvelle à un enfant ?

Y a-t-il un meilleur moment pour dire à un enfant qu’on attend un bébé ?

  • Il n’y a pas de moment vraiment plus pertinent qu’un autre pour annoncer la nouvelle à un enfant. Tout dépend de son âge et de son caractère. L’important, c’est que ce soit les parents qui la lui annoncent, et non quelqu’un d’autre ! En général, ils attendent la 1ère échographie, ou que le ventre de maman soit plus arrondi, pour annoncer la nouvelle !
  • Annoncer la grossesse le plus simplement possible, assis près de lui, sur un mode descriptif, sans en faire trop, avec le sourire. Eviter : “n’aie pas peur, maman et papa t’aimeront toujours” ou quelque chose dans le genre. Stéphane Clerget propose : “Ta maman et moi, allons avoir un nouvel enfant. Ce bébé sera un petit frère qui naîtra pendant les vacances de Pâques. Employer plutôt le terme de futur bébé avant la fin du 6ème mois. Cette précaution est essentielle car en cas d’interruption de grossesse, l’enfant peut se sentir responsable, pour peu qu’il ait souhaité que son “rival” ne vienne pas au monde ».
  • Prendre ensuite, le temps de répondre à une ou deux questions, pour rassurer l’enfant et lui éviter toute inquiétude. Il faut savoir doser, parce que trop rassurer, pourrait produire un effet contraire !

Comment faire participer l’enfant à la grossesse ?

 

La naissance annoncée à l’enfant, les parents ont envie de bien faire, pour qu’il se sente heureux dans sa future position d’aîné.

Que faire concrètement ?

  • L’impliquer, en lui proposant de parler à son petit frère, à sa petite sœur. Comme vous, il touche le ventre doucement, il fait même des bisous ! Lui dire que bébé entend sa voix et qu’il la reconnaîtra dès qu’il sera là.
  • Lui raconter votre histoire : lorsque vous attendiez sa naissance, et après, il adorera !
  • Lui montrer les photos de ces périodes, sont autant de façons simples de le rassurer, quant à sa place au sein de la famille.
  • Accorder de l’attention à votre petit enfant. Pourquoi pas des travaux ou des aménagements dans la maison, pour qu’il puisse disposer de sa nouvelle chambre, de son nouveau lit, plusieurs semaines avant la naissance.
  • Dans ces mêmes temps également, l’impliquer dans les préparatifs. Par exemple : pour l’aménagement de la chambre du futur bébé et le rangement de sa layette, des petits bottons, des jouets, il peut, en fonction de son âge, apporter sa contribution.
  • Comme pour expliquer beaucoup de choses, le livre reste un très bon support, avec des mots et des illustrations bien adaptés aux enfants.
  • Rien ne vous empêche de décrire à votre enfant ce que c’est un bébé. A la naissance, il sera sûrement étonné, voire même déçu, devant un si petit-frère, quand lui, imaginait plutôt un enfant pour jouer. Lui expliquer qu’il faudra attendre un peu, avant de pouvoir s’amuser avec lui.
  • Parler du rythme de vie après la naissance, en décrivant un peu en amont, ce que sera votre quotidien avec le petit-frère ou la petite-sœur, est aussi une façon de le préparer. Un bébé a besoin d’être changé souvent. Il dort, il tète, il pleure, il accapare maman et papa tout le temps…
  • Dire à l’enfant qu’il sera le grand, peut le valoriser. Mais ajouter aussi, que tout en étant le grand, il est, et restera un enfant, même avec un petit-frère ou une petite sœur.
  • Trouver les mots qui rassurent.

Il arrive que des enfants n’aient pas envie de participer à la grossesse, et dans ce cas, il suffit simplement de ne pas le forcer. Les choses se feront lorsqu’il sera prêt.

Sur la question : “Comment préparer un enfant avant une naissance”, la psychologue Agnès Laprelle-Calenge écrit : “Emmener un enfant à une échographie n’est pas une très bonne idée pour l’impliquer, parce qu’il n’est pas en âge de comprendre les images qu’il pourrait voir à l’écran, cela demeure un examen médical…” !

La naissance du petit-frère ou de la petite sœur

A la naissance, votre aîné sera certainement étonné de voir que son petit frère ou sa petite sœur reçoit beaucoup de cadeaux.

  • Expliquer que c’est parce qu’il vient de naître. Pourquoi pas lui en acheter un aussi, pour le féliciter d’être maintenant le grand.
  • Il peut apporter au bébé un joli dessin.

C’est une période pas forcément facile à vivre pour le grand-frère ou la grande sœur, parce qu’après la naissance, les parents ont plus des visites. Le plus grand des enfants était le centre d’attention de ses parents, et voici que ce nouveau-né va venir tout bousculer, en occupant parents, famille, amis… à chaque instant. Pourtant, les parents souhaitent, dans une dynamique positive, rester des parents rassurants !

Que faire pour l’aider ?

  • Continuer de répondre à ses questions, quelles qu’elles soient. « Pourquoi faut-il donner à manger souvent au bébé ? (parce que son ventre est encore petit). Pourquoi il pleure beaucoup ? (parce que c’est son unique moyen de communication). Pourquoi il faut le porter (parce qu’il ne sait pas marcher), etc… Agnès Laprelle-Calenge, psychologue explique : “Tout cela peut paraître anodin pour un adulte, mais c’est une découverte pour l’enfant qui ne connaît pas les bébés”.
  • Lui exprimer clairement votre amour, parce qu’il pourrait avoir l’impression d’être moins aimé en voyant ses parents passer autant de temps avec le bébé.  “Dites à votre aîné que le temps se partage, mais que l’amour ne se partage pas. Que vous n’avez pas moins d’amour pour votre grand parce que vous avez un autre bébé. Et que le cœur des parents grandit avec le nombre d’enfants pour qu’il y ait de la place pour chacun.”

Comment peut réagir l’aîné après la naissance du bébé ?

  • Une petite période de régression est possible. Cela se produit souvent parce que l’enfant a peur de perdre sa place. Il peut demander à être pris sur vos genoux, ou dans vos bras, il peut vouloir transgresser les règles, et faire plus bêtises. Selon les propos du pédiatre Lionel Rossant, ces attitudes ne durent pas longtemps. Ces comportements sont des appels directs de l’enfant, qui vous demande de le regarder, de s’occuper aussi de lui.
  • Les sentiments des enfants après l’arrivée d’un bébé peuvent être contradictoires, entre joie, jalousie, peurs… “La jalousie est une réaction naturelle, et même saine, écrit Agnès Laprelle-Calenge, Dites à votre enfant que vous comprenez ce sentiment, encouragez-le à mettre des mots sur ce qu’il ressent, puis rassurez-le. Quelquefois, l’enfant n’arrive pas à verbaliser, et ses craintes, sa jalousie, peuvent se traduire par une agressivité. Dites-lui que vous le comprenez, rassurez-le sur votre amour, tout en mettant un holà à tout comportement agressif'”.
  • Un enfant exprime d’une façon ou d’une autre ses émotions et pour aller mieux, il a besoin d’être validé dans ce qu’il ressent avec des mots : “je comprends, tu es triste, tu as peur, nous passons moins de temps avec toi et tu penses que nous aimons le bébé plus que toi…”. L’enfant a besoin de se sentir compris. Des petites phrases sont à éviter par exemple : “Ne pleure pas, ce n’est pas grave…” ou “Tu n’es pas gentil”.
  • Si votre enfant est jaloux, même un peu agressif, mieux vaut éviter de le laisser seul avec le bébé par prudence et trouver des activités sympas pour lui permettre de libérer ses tensions.
  • Il peut arriver aussi que l’enfant régresse soit juste après la naissance du bébé, soit quelques mois après. Accepter sans panique, et se dire que chacun dans cette famille doit trouver sa nouvelle place. Si l’aîné des enfants, durant quelques temps refuse de s’habiller, suce son pouce ou la tétine, fait pipi au lit, ou veut reprendre le biberon… savoir rester soi-même. Il s’aperçoit vite que vous êtes toujours comme avant, et au bout de quelques temps, les comportements régressifs finissent par s’arrêter.
  • Quelquefois ces comportements régressifs perdurent. L’attitude à tenir est alors de dire clairement les choses et avec fermeté, parce que vous ne pouvez pas accepter toutes ses demandes, toutes ses bêtises… Posez des limites calmement. Un cadre clair et défini structure et rassure toujours un enfant : dire sans crier mais fermement : “Tu ne peux pas téter au sein de maman, tu dors dans ton lit etc.” et ne plus y revenir, c’est ainsi, parce que ce sont les limites que vous posez, et l’enfant boude ou pleure mais il comprend très bien. Catherine Dolto, (fille de F. Dolto), a écrit : “Si on est gêné par la jalousie de l’aîné et toutes ses manifestations, il faut le rassurer sur sa place dans notre cœur et mettre des mots sur son attitude. Et si son comportement est trop difficile, il faut consulter parce que le chagrin ne doit pas devenir un outil de pouvoir pour l’enfant”.
  • Il faut au moins 4 à 6 mois, selon les professionnels, pour que chacun trouve sa nouvelle place au sein d’une famille agrandie !

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Une famille agrandie

 

Conseils et recommandations adressés aux parents :

  • Retrouvez et maintenez toujours les petits moments de qualité si réconfortants pour chacun ! Même si vous avez l’impression de ne plus en avoir autant, gardez-les quels qu’ils soient, parce qu’ils sont précieux. Par exemple jouez aux jeux de sociétés ou autres, ensemble, papa, maman et votre aîné, pendant que bébé dort ou gazouille sur le transat.
  • Comme vous l’invitiez à s’impliquer un peu avant la naissance, rien n’empêche de continuer en le laissant vous aider de temps à autres, à faire de simples tâches comme sortir et ranger des choses sur l’étagère…
  • Continuez les rituels importants, comme la lecture du soir et n’hésitez pas à lui dire que vous êtes heureux d’être avec lui, à jouer, à vivre ces activités de plus grands.
  •  “Valorisez-le, propose Lionel Rossant, dites-lui que vous êtes fiers de tout ce qu’il sait faire : marcher, manger tout seul en tenant bien sa cuillère, faire dans le pot, tenir un crayon…”.
  • Rassurer souvent son aîné, ce peut-être aussi lui dire : “Oui, un enfant de plus dans la famille, c’est un vrai changement mais ce qui ne changera jamais, c’est notre amour pour toi”. Câlinez-le ! Françoise Dolto proposait : “Je suis ta petite maman, à toi tout seul et aussi votre mère à tous les deux”. Elle ajoutait : “Cela aide l’enfant et le parent, parce que c’est vrai, on n’est jamais le même papa ou la même maman pour deux enfants différents”.
  • Vous aurez peut-être plus d’exigence avec votre premier enfant, parce qu’il endosse le statut de grand, cependant ayez en tête qu’il n’est pas toujours facile pour un enfant de garder un comportement irréprochable !
  • Soyez-en convaincus, lorsque la famille s’agrandit, c’est une vraie richesse pour tout le monde. Et le fait de penser ainsi, conduit à vivre, à partager, tous les bonheurs possibles au sein de sa famille agrandie.

En résumé, pour aider un enfant à vivre sereinement l’arrivée de son petit-frère, ou de sa petite-sœur, pensez à l’écoute empathique, au dialogue, l’implication, la valorisation, la patience et l’amour ! L’amour ne se divise pas, il se multiplie !

Marcel Rufo parle de l’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille comme étant « une expérience constructive ». Selon lui, « la rivalité aide les enfants d’une même fratrie à grandir et la jalousie leur permet de faire le deuil de la toute-puissance de l’enfant-roi. Dans un jeu, si l’équipe s’agrandit, les possibilités, aussi ! Chacun a sa place et son importance. C’est ce que vous offrez à votre enfant et c’est une chance ! ».

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  1. Emilie

    Ça fait quelque temps que mon époux et moi-même songeons à avoir un deuxième enfant. Je suis donc ravie d’être tombée sur cet article. Je ferai en sorte d’impliquer mon grand tout au long de ma grossesse. 🙂

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